Colère contre l'irrationnel

Peur, tyrannie ou la raison de l'irraisonnable



Préambule


Nous avons la chance de vivre dans une Démocratie, République laïque, gagnée à grands renforts de combats révolutionnaires, scientifiques, politiques, artistiques et philosophiques...

Cette République Démocratique Laïque maintient son existence par des Droits et Devoirs gérés par des instances spécialisées et dans les grandes largeurs, respectées par la majorité des citoyens : Les Lois et divers Codes.

C'est en tout cas le moins pire moyen d'exister en communauté à ce jour sur la Terre. Il est aussi clair que ce n'est pas une panacée, elle a ses faiblesses, ses forces, ses détournements, mais elle peut évoluer, s'améliorer, elle n'est pas statique mais en perpétuelle évolution. Et quant au choix de vivre sous une dictature, un régime politiquo-religieux, ou une monarchie de droit divin, le choix est vite fait.

Dans les droits fondamentaux existe le droit d'expression, à travers la musique, l'écriture, la parole, la peinture, et d'autres médias. Tous les partis politiques ont le droit à l'expression publique, des espaces leurs sont réservés dans tous types de médias.....quitte au citoyen lambda d'être ou non en accord avec ce qui est exprimé.

Tous les journalistes, dessinateurs, chansonniers, humoristes, imitateurs, critiques... ont le droit inaliénable par la Loi de s'exprimer librement sur tous les sujets auxquels ils portent intérêt. Si des excès sont commis, alors, il existe un moyen légal de trancher de la validité de l'expression : la Loi, les juges, les avocats, les procureurs, les Tribunaux.

Même si les médias ne sont pas tous "libres de parole et d'opinion" ou ne proposent pas matière à Culture, Débat, Réflexion ni élévation de l'Esprit, il en existe en cherchant un peu, sur la presse écrite, télévisuelle, radio, et dans la parution d'essais qui eux apportent une information vraie, réfléchie, documentée et détachée de toute contrainte de censure. A chacun de fouiner, trouver, puis synthétiser pour se faire sa propre opinion sur l'information.




Postulats de base


- La Science est basée sur des Lois, issues d'hypothèses, de recherches, d'expériences, de résultats. La Science se développe avec l'évolution des Savoirs, des Philosophies, des Intuitions. Elle n'est pas statique, figée, inébranlable, elle est soumise à controverse, elle se confronte.

Voici la définition de la science:

"Ensemble de connaissances fondées sur l'objectivité et faisant appel à l'observation ainsi qu'à l'expérimentation, méthode rationnelle et logique d'élaboration de la Connaissance, méthode d'objectivation du Réel, fondée sur la réflexion théorique et l'expérimentation pratique"



-La religion est basée sur des Croyances, des doctrines réglées par des dogmes.



Voici la définition de doctrine :

"mot attesté en 1160, (du latin doctrina, enseignement) qui est un ensemble systématique de conceptions d'ordre théorique enseignées comme vraies par un auteur ou groupe d'auteurs."



Voici la définition d'un dogme :

"Point fondamental d'une doctrine, devant être considéré comme vrai et qui n'admet aucune réfutation ou contestation."



Le contexte


Dans beaucoup de pays régis par des dictatures corrompues, où d'autres dans lesquels la séparation de l'État et l'église n'est pas encore une réalité, le pouvoir maintient le peuple dans l'ignorance du Savoir, de la Culture, de l'Information, de la Santé. Le seul recours, comme en France il y a quelques siècles, est la religion, bien nommée "opium du Peuple".



De fait, chacun est libre de croire en qui et quoi il veut. Est-ce bien le cas partout dans le monde ?



Mais aussi chacun est libre dans les démocraties de ne pas croire en qui et quoi il veut, mais en plus, il a le droit et le devoir de l'exprimer, dans les limites gérées par la Loi s'il le faut.

Que des peuples aveuglés par la propagande de fous de dieux (ce dont ils ne sont pas responsables, je le rappelle), brûlent des drapeaux nationaux, des effigies d'hommes politiques, devant des médias avides de scoop, n'a jamais soulevé le moindre mouvement d'une envergure aussi démentielle.

Il est un fait indéniable que les États riches spolient et corrompent les pouvoirs locaux des pays en voie de développement, pour les vider de leurs richesses naturelles, pour y implanter des industries lucratives pour le pouvoir local et le bien de multinationales.



Dans tout cela, rien ne va au peuple, et la colère est bien compréhensible. Mais rien n'est fait par les pouvoirs locaux ou les pays riches pour développer les aspects fondamentaux d'une amélioration du niveau de vie de ces gens. Juste les maintenir dans l'inculture et la pauvreté, à l'aide de la religion comme unique échappatoire. Très souvent d'ailleurs, les responsablités d'enseignement, de soins, et d'aides sociales et alimentaires, sont prises en charge non parl'Etat, mais par des organisations religieuses qui pallient aux carences d'un pouvoir désintéressé de ces priorités fondamentales.



Les objectifs des dirigeants religieux (toutes religions confondues), n'est pas d'installer des démocraties, de développer la Culture, l'information, la santé, l'éducation, la libre pensée, l'expression libre, et des droits citoyens.



Toutes les religions (à but lucratif ou politique) n'ont qu'un objectif, le Pouvoir, la Richesse, par le biais du prosélytisme.

Convertir est une nécessité, un objectif principal, une mission, mais quelles formes faut-il y mettre?


Citations


Quel est l'enjeu d'une telle réaction lancée par une infime minorité de fous intégristes qui manipulent à la fois le Coran et la foi des musulmans ?



"C'est une remise en cause d'un acquis Européen dont vous avons besoin plus que jamais, celui de la liberté de penser, indissociable de la liberté de conscience, du droit à l'athéisme et au blasphème." (Tewfik ALLAL;
manifeste@manifeste.org)



"L'Europe n'est pas un espace où le respect des religions prime sur la liberté d'expression. Parce Que la provocation et l'irrévérence sont des armes pour faire reculer l'intimidation de l'esprit critique dont se nourrit l'obscurantisme" (Caroline Fourest)



"... "on peut rire de tout sauf...." Dans cette phrase "sauf" prime sur "tout". Là où il y a "sauf", il n'y a plus rien. La liberté ne peut être que totale ou n'être pas." (Cavanna)



"La liberté d'expression n'existe véritablement que lorsque je supporte qu'elle me gène.....le respect des uns ne peut exiger le silence des autres. Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, ni avec la manière dont vous le dites, mais je me battrai pour que vous puissiez l'exprimer....La tolérance est un contrat de confiance, elle laisse les hommes s'exprimer puis elle évalue selon la conscience et selon la loi, à posteriori" (Philippe Lançon)

"(le terrorisme)...est en effet le cœur du débat, et d’une certaine manière le cœur de son absurdité. Quoi de plus paradoxal que d’entendre des intégristes menacer de représailles terroristes un pays sous prétexte qu’il a permis la diffusion de dessins qui précisément soulignent la proximité entre leur religion et la violence ? Leur message, en substance : « Vous n’avez pas le droit de nous traiter de terroristes, si vous ne vous excusez pas, nous continuerons à déposer des bombes ! » "(Xavier CULOT)



Caricatures ,le danger de l'irrationnel


Je suis athée, limite libertaire, je respecte la loi dans la démocratie dans laquelle je vis. Je comprends que des croyants se rendent dans des églises, des temples, des mosquées pour y pratiquer leur culte. J'accepte même que des partis d'extrême droite puisse avoir le droit de s'exprimer.



Mais que ces religieux me dictent ce que je peux ou ne peux dire, écrire, dessiner, penser, m'est insupportable. C'EST UN POINT NON NEGOCIABLE. Il est inimaginable que l'on m'oblige à accepter un dogme avec lequel je n'aurais pas choisi librement d'adhérer. La foi est-elle donc si fragile qu'un simple dessin humoristique ébranlerait toute une religion ?

La peur de la guerre et du terrorisme ne doit pas nous faire plier, car ce petit recul aujourd'hui, engendrera sans doute un jour une fuite éperdue en arrière vers l'obscurantisme et la servilité. Ces reculades politiques sous couvert de tolérance sont ignobles d'hypocrisie, la tolérance est à double sens.

La démocratie se met elle même en danger en s'excusant, en excluant l'inaliénable droit d'expression et la liberté de critiquer. La porte est ouverte, qui va s'y engouffrer à présent?



Qu'en serait-il de Voltaire, Rousseau, Spinoza, Alain, Comte, Montesquieu, Molière, Sartre, Kant, Hume, Occam, Russel, et tous les autres qui ont fait avancer la conscience humaine, s'ils vivaient dans un monde ou leur parole serait sujette à censure ?

Messieurs les religieux, toutes confessions confondues, restez dans l'espace qui vous est dévolu (grâce à la tolérance de la démocratie, soit dit en passant), qui doit rester un espace privé, occupez vous des ouailles qui s'y rendent librement, laissez vivre et s'expimer la laïcité et la démocratie comme elles vous laissent vivre et vous exprimer, mais ne venez jamais, JAMAIS, m'imposer quoi que ce soit, la confrontation sera.....RUDE !


Quelques liens intéressants et objectifs :


Voici par exemple comment l'esprit philosophique laïque et irrévérencieux peut "parodier" le Christ
toujours dans cette optique Voltairienne.... Pas de quoi fouetter un chat....?


ALBIDOCHON

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1 Pilis-pilis - Ajouter un piment:

"Il est un fait indéniable que les États riches spolient et corrompent les pouvoirs locaux des pays en voie de développement, pour les vider de leurs richesses naturelles, pour y implanter des industries lucratives pour le pouvoir local et le bien de multinationales.
"
Nous avons nous aussi un chemin à faire dans notre histoire. Je pense ici à certaines colonies sous LéopoldII. Bien que je ne me sentes pas responsable de ce qu'on pu faire "mes pères" je n'en reste pas moins sensible à la souffrance de l'autre pour autant.

"...Maintenir dans l'inculture et la pauvreté à l'aide de la religion comme unique échappatoire..."
La religion est-elle encore l'unique échappatoire utilisé en nos contrées? "Ailleurs" peut-être, en France ou en Belgique, j'ai quelques doutes à ce sujet.
Il me semble que beaucoup de médias (qui demandent la liberté d'expression) contribuent en grande partie à ce voyage dans l'inculture en imposant des plages horaires ou la liberté d'expression est justement reléguée à l'arrière boutique. (Echanger des idées, c'est déjà apprendre et se cultiver, aller vers l'autre) Il suffit de voir les heures de diffusion des émissions culturelles pour s'en rendre compte. Le divertissement est nécéssaire mais quand je vois l'appologie du loft ou de ce genre d'émission, j'enrage. Regarder et perdre son temps, prendre sur son temps pour regarder des gens en train de ne rien faire me semble le comble de la bêtise.
Quand aux caricatures de tous horizons, je pense qu'une société qui se sent bien dans sa tête ou dans sa peau ne s'offusque pas de ces quelques dessins (ou autres formes de caricatures), elle assume parfaitement et rien ne l'ébranle.

Voilà un premier billet très bien présenté et qui laisse la place à l'échange d'idées, en toute démocratie et avec respect.

irOise

irOise a dit…
16 septembre 2007 à 15:14  

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